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Cogénération

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La cogénération

La cogénération est avant tout un outil de production de chaleur et est dimensionnée pour répondre aux besoins de chaleur du site sur lequel elle s’implante. Elle combine également une production d’électricité au cours de laquelle on récupère simultanément la plus grande partie de la chaleur émise. Elle est ainsi l’outil de production d’électricité par voie thermique le plus efficace sur le plan énergétique par rapport aux autres moyens de production d’électricité de ce type, qu’ils soient alimentés par des sources EnR ou fossiles.

La chaleur est (auto)consommée sur le site de production, où elle peut alimenter – pour des besoins de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire ou de procédés industriels – des immeubles résidentiels/tertiaires ou collectifs, des bâtiments raccordés à un réseau de chaleur, des serres ou des sites industriels (chimie, papeterie, industrie automobile, agro-alimentaire). L’électricité qui n’est pas autoconsommée sur le site de production ou par des consommateurs tiers (autoconsommation collective) est injectée sur le réseau public.

Grâce à cette production concomitante de chaleur (voire également de froid avec la trigénération, peu déployée en France) et d’électricité, la cogénération consomme entre 15 % et 30 % d’énergie primaire en moins que les meilleurs outils disponibles pour produire séparément les mêmes quantités de chaleur et d’électricité, soit une chaudière à condensation gaz et une centrale à cycle combiné gaz. Ces économies d’énergie primaire sont à associer à la meilleure performance énergétique globale de la cogénération, à laquelle viennent s’ajouter les pertes réseaux électriques évitées du fait de la proximité des points de consommation (jusqu’à 15 % dans les réseaux basse tension et 6,5 % dans ceux à haute tension).

Tout en répondant à un besoin de chaleur de la même manière qu’une chaudière, la cogénération constitue donc une source d’économies importantes d’énergie primaire d’origine fossile et de réduction des émissions de CO2.

Globalement, ces économies d’énergie primaire ont été évaluées, pour le parc actuel d’installations, à environ 17 % par rapport aux meilleurs outils de productions séparées (ce qui représente une économie d’énergie primaire de l’ordre de 6,5 TWh de gaz naturel et 1,36 millions de tonnes de CO2 évitées). Ces économies pourraient être portées à 25 % avec les nouvelles installations équipées notamment de récupérateurs à condensation.

Enfin, dans un contexte où les raccordements de sources de production électrique intermittentes se multiplient, la cogénération représente un outil extrêmement pertinent pour soutenir le réseau électrique : les 1 800 MW de cogénérations industrielles concernées par le contrat de capacité instauré de 2014 à 2016 ont présenté une disponibilité aux pointes de consommation supérieure à 95 %.

Énergie plus

« La transition énergétique a besoin de la cogénération »

8 juillet 2019 | Stéphane SIGNORET
Dans un environnement réglementaire européen changeant, Cogen Europe vise à promouvoir l’usage de la cogénération dans l’UE. Quelle part prend la cogénération en Europe ? François Paquet : Il y a une énorme diversité de situations car la part de cogénération dans la production totale d’électricité varie fortement d’un pays à l’autre, ainsi que les volumes générés. […] Aujourd’hui, elle fournit 11 % de l’électricité et 15 % de la chaleur

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